Des policiers devant le siège de la Bank of America à Paris, le 28 mars 2026, après un attentat à l'explosif déjoué ( AFP / Sebastien DUPUY )
Deux nouvelles personnes ont été interpellées dans la nuit de samedi à dimanche dans le cadre de l'enquête sur l'attentat déjoué contre le siège parisien de la Bank of America, a indiqué le Parquet national anti-terroriste (Pnat), sollicité par l'AFP.
La garde à vue du mineur interpellé samedi "a par ailleurs été prolongée", a précisé le Pnat, confirmant des informations du Parisien.
Au total, trois personnes sont donc en garde à vue dans ce dossier pour lequel le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a dit faire un "lien" avec la guerre au Moyen-Orient.
Les faits se sont déroulés samedi vers 03h30, rue La Boétie, dans le centre-ouest de Paris, devant les locaux de la Bank of America. Des policiers y ont interpellé un homme qui venait de déposer un engin explosif artisanal.
L'homme interpellé sur les lieux s'apprêtait à allumer le dispositif avec un briquet. Il était accompagné par un deuxième individu qui avait pris la fuite, en courant.
Selon les premiers éléments, les deux hommes étaient arrivés à pied devant l'établissement américain. Pendant que le premier déposait le dispositif, le second a pris du recul pour, semble-t-il, faire des photos ou une vidéo avec son portable.
L'engin explosif était composé d'un bidon transparent de 5 litres de liquide, probablement un hydrocarbure, et d'un système de mise à feu.
Le parquet antiterroriste s'est saisi immédiatement et a ouvert une enquête notamment pour "tentative de dégradation par incendie ou moyen dangereux en relation avec une entreprise terroriste".
Les investigations ont été confiées à la section antiterroriste de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Le mineur interpellé samedi a expliqué, selon une source policière, avoir été recruté via l'application Snapchat pour réaliser cette opération moyennant la somme de 600 euros.
Laurent Nuñez a évoqué samedi soir "des similitudes" entre le mode opératoire de cet attentat déjoué et les actions menées dans plusieurs pays européens et revendiquées par un mystérieux groupuscule, considéré comme proche des Gardiens de la révolution iraniens.
Si Laurent Nuñez a affirmé ne pas savoir qui était "le commanditaire", il a ajouté: "il y a quand même une suspicion" d'une action menée par "des proxies" (intermédiaires, ndlr) des Iraniens.

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